Trésorerie du freelance : 7 réflexes pour ne pas être à court
Un freelance peut avoir un bon chiffre d'affaires et manquer d'argent. Les clients paient à 30 ou 45 jours, les cotisations tombent à date fixe, les mois d'été sont creux. La trésorerie n'est pas une affaire de montant, mais de calendrier. Sept réflexes suffisent à la tenir.
1. Un compte réservé à l'activité
Mélanger vos dépenses personnelles et celles de votre activité, c'est ne jamais savoir ce que votre activité rapporte vraiment. Un compte dédié rend tout lisible. Pour un micro-entrepreneur, il devient d'ailleurs obligatoire dès que le chiffre d'affaires dépasse 10 000 € deux années civiles de suite ; il n'a pas à être un compte professionnel, un second compte courant suffit.
2. Suivre l'argent reçu, pas les factures envoyées
Une facture envoyée n'est pas de l'argent. Suivez trois chiffres : ce que vous avez encaissé ce mois-ci, ce qu'on vous doit, et ce qui doit arriver dans les 30 prochains jours. Ce sont eux, et non votre chiffre d'affaires facturé, qui disent si vous pourrez payer vos charges.
3. Mettre de côté à chaque encaissement
Une partie de chaque paiement ne vous appartient pas. Au régime micro, vos cotisations sociales sont calculées sur le chiffre d'affaires encaissé que vous déclarez chaque mois ou chaque trimestre, à un taux qui dépend de votre activité ; il est indiqué sur le site de l'Urssaf. Ajoutez-y l'impôt sur le revenu, et la TVA si vous la facturez : elle est collectée pour l'État. Virez ces sommes sur un compte d'épargne à chaque encaissement : le jour de l'échéance, l'argent est déjà là.
4. Demander un acompte
Pour toute prestation qui dépasse quelques jours de travail, un acompte à la commande finance le début de la mission et engage le client. 30 % est un usage courant, que peu de clients refusent.
5. Des échéances courtes, et un paiement facile
Chaque jour de délai accordé est un jour où vous faites crédit. Proposez 30 jours plutôt que 45 entre professionnels, et un paiement à réception pour les particuliers. Mettez votre IBAN sur la facture, et proposez le paiement par carte : un client qui peut payer en un clic paie plus vite. Notre article sur les délais de paiement rappelle les limites légales.
6. Relancer tôt, et toujours
Un rappel courtois quelques jours avant l'échéance évite une bonne partie des retards : beaucoup d'impayés sont des oublis. Ensuite, relancez dès les premiers jours de retard, puis plus fermement. La régularité compte plus que le ton : un client qui sait que vous relancez paie à l'heure. Voir comment relancer un client qui ne paie pas.
7. Un matelas, et un œil sur les mois creux
Visez une réserve de trois mois de charges fixes, personnelles comprises si l'activité vous fait vivre. Et regardez votre année : si juillet, août ou décembre sont traditionnellement calmes dans votre métier, prévoyez-les dès le printemps. Une mission longue facturée au mois, ou un abonnement, lisse les rentrées d'argent.
Dans Kinvo
Le tableau de bord affiche ce que vous avez encaissé ce mois, ce qui reste à encaisser, ce qui est en retard et ce qui est prévu sous 30 jours, calculés sur l'argent réellement reçu. Kinvo rappelle l'échéance à vos clients trois jours avant, les relance ensuite, et chaque e-mail porte un bouton « Payer » si vous encaissez par carte. Au régime micro, le livre des recettes vous donne le montant à déclarer à l'Urssaf pour chaque mois ou trimestre.
Pour aller plus loin
Votre trésorerie, d'un coup d'œil
Encaissé, à encaisser, en retard : Kinvo suit l'argent réel et relance à votre place.
Créer mon compte gratuit Voir le suivi des encaissements